poematique expiraTOIre
chaque issue se colmate d'elle-même
suffit d'attendre que passe la pluie
l'anguleuse lumière perdue dans les lézards
qui musarde des secondes et s'en va.
je porte la chair vagabonde de l'amour froid
enquête de soleil
l'attouchement de l'ombre a mis la mort à mon pied
ô poésie, voie choisie par les âmes aiguës pour leur suicide
s'enfoncer dans le tas de mots
pour creuser le silence
autour s'éloignent les esprits
oiseaux rares, hannetons des cycles de lumières, frivoles lampes agitant les buissons de l'obscur
la nuit met en boîte le cinoche de la vie
tremblements de pellicule
et ce bruit d'engrenage au défilé des aubes.