poematique expiraTOIre
encore un être
son pas méthodique, ses phalanges au millimètre du vide
noire, je suis noire, dit-il
avec son aune de chapeau et sa pochette de sueurs
il pose mon ombre sur la balance
ce pesant de paupières
cet autre côté de la tête
regarde descendre l'écuelle des mots et monter le vide de l'âme
il attend avec des tics entre les dents
n'ai jamais vu voler de citerne d'encre
mais la mince estafette de lumière qui me distingue de l'amas, oui
oui, parfois elle tremble
encore un être
équarri de vidange
tendu comme l'amarre des obus, sourire zippé avec le coup d'état
il mesure mes épaules, la carrure tannée de ma boxe.
le trou qu'il faudra faire dans le mur de ma chambre
pour y pousser ma silhouette
le sale le grotesque sali
de mon corps dans la vraie nuit.
à l'amour que tu es, l'autre face une braise au centre de ma main