poematique expiraTOIre
après le chiqué famille départ-départ, le cliché famille retour-départ ici gare de Lyon, quelque part le clodo d'Amina Saïd est là. j'ai lu dernièrement son texte plusieurs fois. je viens d'en croiser un avec des yeux. regard gris et profond comme une...
Fratres version beat'.. le voisin en connaît un bout sur les choses. il parle il converse. est-ce ainsi que l'on dit pour ce long monologue qui déverse son fleuve tranquille? il trouve que le temps passe plus vite en ma compagnie- sa propre compagnie...
le temps ne passe pas, comme une grosse morce coincée dans la gorge. il érafle le pharynx amoureux avec ses angles épineux. je déglutis. de l'eau! du poème! à golées incessantes, entre souffle et noyade. avaler quelque chose de doux qui emporte ce pommier...
aube rapace. ça commence par un cri qui meurt, paradoxe à la lueur - je me lève-. un miroir rond reprend pour moi le bruit de la lumière qui survient juste là, sur le toit cloqué du bâtiment, angle vif hurlant la peine volatile. lentement la bête agonise,...
saisissante voix!! et que dire du reste I like it je suis la mémère à son petit cafard. l'ordinaire qui aboie pour sortir. quelque arbre à visiter sans faute après la cage. je finalise l'équipée. ma laisse mon petit gant de plastique et le chapeau- pas...
Le bus. Elle le prend toujours en avance. Pour faire une partie du chemin à pied. Le boulevard, le seul boulevard. Etre parmi les gens, regarder les vitrines, rêver encore un peu, tenter de faire autre chose le temps d’un court trajet, qui pourrait tout...
ce qu' ILS en disent La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir . Leonardo da Vinci Un amour naissant inonde le monde de poésie , un amour qui dure irrigue de poésie la vie...
Sommières gare hôtel sièges velours. rouge vieux. combien de culs pour lisser ces adieux ticket chic? cafét' buffet maintenant. le désespérément désert des gares abandonnées. je m'y installe. c'est un hôtel- je n'oserai pas hôtel de passe- c'est pas le...
simplicité de J-L Dabadie Feutre glisse. Le papier griffé dans tous les sens et cette légèreté d’une fin d’encre qui n’entre pas dans le grain. La peau s’en tire à moindre frai- pas de ponte indue dans les circonstances troubles-. La main essaie de rattraper...
3- Oui, la poésie a un visage ! Oui. C’est lui qui cherche à émerger à partir d’un impact, d’un point d’ébranlement, d’un éboulement intérieur après brèche. D’un coup de scie. D’un coup d’air. La poésie ne concerne pas d’abord ou seulement l’intellect...
sais-tu, parfois le jardin se métamorphose en biotope aquatique. aujourd'hui la seule image qui me vienne pour t'exprimer ma fragile et si provisoire acceptation de l'impermanence, c'est celle de la pluie. une chute au sol avant un ascenseur à nuées....
le poète et sa compagne; l'image même de la poésie bouche à bouche mets la tienne sur ma langue laisse- moi la saveur salive intense dont je guéris les sens et les brûlures ouvre-moi dépose- moi ton rêve à l'anse des joues tes mots encore en graines les...
puisque tu l'as écrit, alors je rassemble dans mes mains le tas de pives tombées. je m'en fous. je me dis que je m'en fous. je me le répète, ça aide. cette secousse d'épaules pour en finir avec les gouttes. le corps est un pépin " trempe" , avec ce ciel...
insomnie radicale. l'intérieur est sous sémaphore, un feu de broussailles sans cesse allume le repos et me tient raide fichée dans les décors à pencher sous la lune je ne dors plus grand chose et aucun homme non plus tirer peut-être les draps, changer...
le ciel ponte des coeurs de sansonnets dans les dolmens du matin toutes ces HLM en bandaison invasive en numismate incivile je gouverne mon pécule de rêveries quelques rayons activent la pyrolyse des décrets du sarcophage un morceau de fado écale les...
voici que dans la pluie du matin une lettre est venue des gouttes un monde à explorer que les gouttes avec des pattes mouillées et des pelures jaunes et une longue longue tête longue comme une queue pour se faufiler sans doute dans les gros et les petits...
annaj à la dure y a-t-il un homme après l'amour? quelque chose va changer, retirer ses bruissailles, ses sourds silences, comme des rivières intérieures qu'on écouterait au fond des coquillages vivre un dessin d'étoile ou de comète... mais plus rien ne...
Pose alors ton oeil sur ma pupille fais-moi tourner maintenant dans un peu de soleil tendue vois le fond lumineux qu'il y a dans l'eau des fleuves et mes écailles de couleurs créer sous tes doigts un monde éternellement neuf pose ton regard à l'intérieur...
pour l'ami djan luvi...;-) heureusement kia lekokazero, sinon j'aurais la tête à la valse godille rhume faut moucher ce vent à l'intrépide steeple chase arboricole! des galaxies me passent sous le nez escarboucles de dentelles pour enrubanner ces microbes...
j'enfreins les codes, cet ordre imposé du morse et des arcanes. je déplie les mots de passe. tu peux toujours monter je te fais un prix, un prix rouge et des gouttes de sueur. tu en auras pour ta peine et ton amour si tu me veux. j'enfreins les serrures,...
je suis la poète au nom de lupanar. je montre les cuisses, les dents, l'âme en sourdine et le sexe -sémaphore. je fais partie de ces anciennes poussières, des musées, des- culs-menteurs. j'ai le corps en arceau, les voûtes à se faire passer dessus, j'ai...
respirer par les ouïes. il pleut. je serre l'éponge, j'essuie. craies futiles, les pollens tombés d'une secousse de vent dessinent au sol un tattoo de lumière. jolie pyrogravure de fleuriste, comme ça, droit sur la pierre de mon chemin. j'essaie de comprendre...
berceuse Shostakovitch. la nuit déploie ses mites noires. j'irai "m'éclaffer" contre un rêve mais pour l'instant j'enfile la romance russe.comme le chat perdu quête des mains et des oiseaux, à pas de ruine. je noue ces cordes pour me pendre, casser le...
Parution du numéro 149 juin 2012 de la revue VERSO d'Alain Wexler/ s'inventer 30 poètes mis en évidence dont -pour ne citer que ceux que je connais- Patrick Werstink Morgan Riet Michel L'hostis et François Charvet un plaisir que cette revue qui se distingue...
trafic intense. une poussière noire navigue dans mon oeil. une bestiole, qui dévore mes idées et mes regards. je la vois suivre les canaux, glisser d'un angle mort à un angle vif, et vice et versa. nuage trouble en vadrouille sur les liquides. j'ouvre...