Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

poematique expiraTOIre

Gare5

sommieres.jpgSommières gare hôtel

 

 

 

 

sièges velours. rouge vieux. combien de culs pour lisser ces adieux ticket chic?  cafét' buffet maintenant. le désespérément désert des gares abandonnées. je m'y installe. c'est un hôtel-  je n'oserai pas hôtel de passe- c'est pas le genre de l'endroit. trop de vieilles peaux sans doute pour investir une bribe de désir. hôtel devenu. la gare et ses rails pleins d'herbes, de mousses de fleurs, délicate poésie d'un souvenir, ces fleurs comme des pansements sur la nostalgie brûlante. Par-ci par-là  on se la joue élégance. des tissus flottent dans le silence, des draperies d'été estompant peut-être l'envie misérable de se tailler par la fenêtre. je sors. terrasse donnant de plein fouet contre une muraille. entre deux, un dernier wagon "pour la route" . installer là ma fatigue de veuve avec fantôme. l'homme ne dira rien, il a soif et j'évacue par convois blindés mes espoirs déportés. la Gare est dans le Sud. parfois l'eau vient si fort des montagnes qu'elle emporte des maisons et quelques morts flottants paresseux de la vie...

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article