poematique expiraTOIre
poisson cosmique ainsi ce ne sera pas ton volcan mon coeur fractionné jeté en l'air avec ses semences ce qui jaillit me dépasse du ciel sur la tête je ne peux chercher ton intense croupi dans le regard tout cela ne m'appartient pas que j'ose le dire que...
j'envisage un départ par wagon- quel joli mot que ce "wagon"- venu de nulle part si ce n'est de l'étrange. j'envisage, je le prends de plein fouet en pleine gueule l'instant y a rien l'instant y a, des claques de lumières et d'ombres dans les tunnels,...
faut que je couche l'humeur en tige des codas de journée que j'allonge d'un trait le bord poudré des paupières fermer doucement l'instant et la bouche faut que je couche la fatigue blanche du carnet et que naissent pour de bon quelques nacres et rêves...
cette poussière d'écho à l'estompe -avez-vous perçu l'éteignoir invisible des sons dans le creux de l'oreille je poudre au pinceau mon chant fards et vanité en claquant dans mes mains la parcimonie des oiseaux aux retombées de riz je mets la bouche sous...
visage vase d'expansion du temps qui referme les bogues sur mes vieilles fleurs. - t'as vu le coup de vieux claqué baffé sur ta face!- les châsses mitaine à faire fuir où se casse la mémoire.la fripe, le second hand du désir, tissus rouillés distendus...
amours d'amibes tenir par l'aiguille le chas du temps. un trou après l'autre dans le tissu et cette couture à la frange de me perdre et me défaire. je ne tiens qu'à un fil , un peu de bizarre au coude de la rue, qui fait que ..pourquoi pas, mystère assurément....
je détourne le sens du vent. ce jour il viendra vers moi. il aura pour mes cheveux des hardes et des plumes me grattera l'oreille. loin du bon chemin il changera la donne et le bruit des papiers défaits. il me prendra de face et j'ouvrirai grand ma gueule....
ce sont des milliards de gens, sans importance. vers eux pas un pas ni un regard. aucun mot ne saurait éclore pour les faire vivre, morts déjà, bien avant, tout dilués, noyés dans le flot sans histoires. rien ne va naître ils alimentent l'humus, en friches...
pommier d'amour avec ses boules de Noël ensemble profane les palais du désert tirent au cordeau leurs élégances un vent léger scalpe quelques cloques de sable indolence des rubans la fête range ses prières vicinales - approximatives cohésions de coeurs...
le bourdon unijambiste La poésie ne me visite plus. Elle fabrique une muraille pour recoudre les entrailles du ciel long travail de patience qui élève ses briques Je n'ai plus d'air, elle a bouché les derniers trous. Les ensembles défaits, les tissages...
j'écris contre le temps (ou alors est-ce pour?) le temps qui passe , tous les jours sur mon vélo qui fait du surplace. vous imaginez l'ensemble incohérent: le temps qui avance ou recule sur une roue fixe. des kilomètres de temps dans les cuisses et pas...
le poète au faucon promesses des lumières assises, les matins sous abattant. un filtre comme une voilette posée sur mon élan. cage éprise, demeure en recul, à désespérer de tout geste, de tout pas, de l'avance. à chaque main tendue des chutes de phalanges....
pas de blague ce matin, hein, faut pas me laisser dehors.! il gèle à faire des bouquets de fentes et des orchestres de molaires. j'ai un feu de retard et les pieds mouillés alors je n'ai qu'une idée une seule: me faire ouvrir! je suis déjà le canif dans...
me faut repousser les fagots de l'enfer, suis si tentée par ces mutilations au feu. pour le coup je ne prononcerai plus que des lampées lunaires, un chant mobile comme flotteur spectral sur des surfaces d'eau. j'entends le rappel des saisons primitives...
j'ai le temps, le feu n'en est pas à ses premières braises et qu'un souffle tienne qu'un souffle lâche, cela respire toujours. la vie brûle. il y a toujours ces érythèmes ces escarres braconnées dans l'obscur- il sait trop bien me faire mal- usant de...
matin corvéable. je décroupe la nuit. et arque mon corps pour un plongeon de l'ange. je refais l'alphabet des signes à corps chewing gum entre drap housse et house-eiderdown. et dans un instant je ferai mon saut carpé. je sens os après os mes feutrages...
encore je suis allée dans mes archives d'ardoise avec mon épuisette et mes souvenirs à la laisse je t'en souffre encore tous ces ictus à la canne à pêche dans la lande ces coeurs brisés à la sortie du moule en direct sans étape vers l'absence je suis...
un endroit idéal pour passer d'une époque à une autre : le resto brocante où je me suis laissée nourrir ce midi avec les mêmes mots et cette identique préoccupation de "postérité" où je songe me réincarner en méduse ou sumo, où je conduirais mes roulottes...
la prime dans le gazonmousse "..on se parle d'une rive à l'autre, on échange ses impressions de route. toujours on chemine alors forcément un jour ou l'autre on échange ses impressions du réel un peu comme des gamins s'échangent les couleurs de leur boîte....
la nuit vient de finir au siphon, je l'ai vue tournoyer comme un doigt dans l'eau, dans le sens du temps. une lune de chrome, visière passoire, brillante, électrique, minuscule lampadaire sur les chutes de mon bain la nuit silencieuse qui s'en va avec...
ça commence toujours au rouge. le feu t'arrête et stoppe ton élan. tu n'oses plus, la patte en l'air, héron de la marche. au rouge, tu dois, il faut. accepter et attendre. à l'intérieur aussi le feu qui te brûle dévore le temps. tu sens comme un trou...
combien de mots tous si tristes gercés minons de vieilles laines sous le lit de l'amour le mal que cela prend de vider la chambre du mort oh non! ce ne sont pas des images mais le résidu vrai des existences stalactites écloses comme des cotons dans le...
ai dormi parmi des chevaux, des plaines de galop et un bruit intérieur de coeurs multipliés. tambours et cornemuses à la ligne de front. j'ai eu ma nuit guerrière toute abordée d'images et de clous dans le mur. autant de couloirs sans fin dans lesquels...
ô vieil homme inerte ta mort est une pierre accrochée à ma main dans la pesée des liasses ton poids d'ans et de sagesse vaut son fusil de larmes le vent fait tourner la noria des gâchettes il ratisse entre tes os sa munition de colère mais la Meule Mirobolante...
midi rue mogador. galeries lafayette ...mince je déteste ce temple qui sent le parfum, mélanges aseptisés les odeurs de fric de poudre de chiffons de lessive et des trainées barbares par-ci par-là et là-dedans tu te sens comme un étronlibre...enfin ne...