poematique expiraTOIre
matin corvéable. je décroupe la nuit. et arque mon corps pour un plongeon de l'ange. je refais l'alphabet des signes à corps chewing gum entre drap housse et house-eiderdown. et dans un instant je ferai mon saut carpé. je sens os après os mes feutrages ma chair ratatinée dans un coin du songe, étirement élastique à mémoire. saloperie de saison, il faut germer chaque matin au risque de périr! je bascule, je tourne dans ma tasse je tourne dans la glace je me saoule de gestes, de mots- ma grande disait-il ma grande ma grande...-et sur le miroir je découpe au poinçon ma bouche Maybellin. maudite saison où le rouge est mis pour Walt Disney et Blanche- Neige. je suis debout voilà