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poematique expiraTOIre

luce morricone

j'ai le temps, le feu n'en est pas à ses premières braises et qu'un souffle tienne qu'un souffle lâche, cela respire toujours. la vie brûle.  il y a toujours ces érythèmes ces escarres braconnées dans l'obscur- il sait trop bien me faire mal- usant de ces stratagèmes rouges pour touiller les fonds de cendres et ranimer des langues bleues. il met comme les moustiques mes ailes au feu, couvre, découvre des houppelandes et je pars en fumée. c'est ainsi. je remonte le matin. derrière le store la violence que je n'ose plus affronter, ces voix qui geignent, ces voix qui hurlent et dans la maison vide je ne lutte pas. entre mes chambres prisonnières, le havre sec des greniers pleins. les idées pendues, les coeurs pendus, les cordes même, pendues elles aussi à des réserves de lumière, d'anciens temps ou de demains sages. ce mal d'abeilles. j'ai remis l'univers en boîte et me voilà droite avec mon petit sac à mains détenant des carnets et tous les dieux. cercle vide  la

terre tourne en rond.

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