poematique expiraTOIre
combien de mots
tous si tristes
gercés
minons de vieilles laines
sous le lit de l'amour
le mal que cela prend de vider la chambre du mort
oh non! ce ne sont pas des images
mais le résidu vrai des existences
stalactites écloses comme des cotons dans le champ amer
l'âme est une piaule comme une autre
il ne restera rien
un calcaire miteux parmi les fibres et les falaises
un flocon pour encartonner le départ
une symphonie tombe en cendres
chaque grisaille, chaque sécheresse brisée
le miroir ténu de nos dépouilles
et sous le pas qui reste
ces rugueuses concrétions de craie
les mots d'un avenir fakir