poematique expiraTOIre
Elle était rose. Un zinnia pompon coupé court pour tenir bien droit dans une fiole. On y avait pour moi noué une plume avec une ficelle assortie. Ensemble gracieux et léger sur mon bureau... mais le temps modifie nos garde-robes. C’est en déshabillé mauve...
lavé la tête il y a deux jours mais j'ai de nouveau les idées pas propres, une teinture aux franges grises. passer mon crâne à l'eau chaude, faire mousser. frotter mais ne pas trop en faire. tous ces cheveux qui se font la malle tandis que je reste là...
musique. jamais elle ne sortira assez fort. je voudrais qu'elle cogne contre mes murs, que s'étendent ses ombres oblongues, abîmées et qu'elle repousse très loin mon horizon étroit. je voudrais qu'elle traîne, les hardes effarouchées de ce vent du Nord...
Un chenal, étroit, un port, le fond d’un escalier où s’entasseraient des humains, que sais-je... des têtes s’y baladent, flottille d’émotions. comme des nénuphars aux parfums divers, la peur, l’étonnement, la béatitude exquise de la mort en goguette....
ce devrait être de mots simples et usés qu'il faudrait dire le désir. dire, c'est doux, c'est chaud. dans ces instants, d'un coin à l'autre du regard , la seule présence au monde devrait se lire. et pourquoi donc me laisse-t-il si désemparée, si amoindrie,...
bien sûr que je suis plus moche que j'en ai l'air. bien sûr que mes rides ne me pardonnent pas la lumière, que la nuit est de pire en pire sur mon corps! mais je n'ai pas le temps de rattraper les mémoires avec des potions magiques et du latex épidermique....
sous l'eau... Les ongles noirs. C’est pas les yeux. Toujours ce fond de sac qui file entre les doigts. On puise à l’aveugle, on ressort, épais travestis de deuil, de la poussière et l’enterrement dans les poquets des jours de semences inconnues. Prendre,...
puisque nous parlions d'eau , des ronds dedans, de pierres percées, de trous, de "nuit qui tombe dans la tête" puisque nous avions longé, un peu, pour vite coudé ensuite vers ailleurs, le terrain des désirs parce que je sais exactement comme au stylet,...
et si t'étais comme moi avec un petit moins en plus, un trou dans la tête, des bords flop qui ondulent comme du corail ou des anémones. et si t'étais pire encore, toujours sous l'eau et moi dessus, les avirons au moulin. j'aimerais assez voir ça et même...
je lève mon corps à la santé des gouttes, un ruisseau qui naîtra toujours par hasard. tu dis parfois que c'est sans raison. j'en ai perdu la mienne à force de lever au coude, d'étirer les engins, d'effeuiller des haltères. bien sûr que tu sais combien...
pas grand-chose à raconter. je suis encore en vie.je dois avoir l'âme encore bien lacée au corps et elle est restée dormir avec moi. je l'ai presque sentie respirer alors que Shostakovitch rebouclait son concerto pour piano pour me bercer. je suis encore...
l'eau du bain remonte, des rumeurs profondes du jardin, traverser maintenant ma part d'ombre. je m'étire. c'est le barbotage des grandes personnes. un peu d'huile, des sels et soi- même au milieu. je frotterais bien jusqu'à offrir à ma peau des osmoses...
j'ouvre l'agenda, ses lignes bien régulières. faut commencer son steeple chase de bonne heure, ma gazelle. avec de grands écarts de jambes. quand t'as bien couru ton affaire t'atteins le fond du carnet. et quand tu peines à chaque saut tu n'y arrives...
artiste? est-ce une définition, un mot croisé entre plus ou moins? une intersection jaune sur laquelle le monde va assurer un pas? un produit fini, avec des agents de conversation en forme d'abécédaire? ou est-ce un être flou aux deux sexes pontés sur...
rocking chair je m'évente lentement, ô ce bel encens des reposoirs. les lames en berceau hachent le rêve, de plus en plus menu. les châteaux d'Espagne sentent le bois laqué et les coussins fourbus. je disperse à la pince d'argent les odeurs de mes lassitudes....
Cher Stefan Z., Cette vie. Ai-je besoin de te l’écrire ? Vas-tu seulement la lire ? Ou alors glissera-t-elle parmi tes invendus, tes rendez-vous, tout ce quotidien qui est ta matière ordinaire… ? En ai-je l’envie, le besoin, la nécessité ? Maintenant...
sculpture poétique et image de JLMI à partir de textes de ce blog les cut up de jlmi sont à découvrir sur le site http://jlmi22.hautetfort.com/ j'ai mis mon chignon japonais je suppose que le temps m'a poussée par derrière sur le tapis roulant de hier....
scuplture croisée sur mon chemin ce jour. j'ignore son auteur mais un bois d'une grande force et merveilleusement sensuel je vais tremper minuit dans un bol de lumière ailleurs ces hommes liés en bottes sur des champs de bataille ce grain sombre qui laissera...
J-P. Humbert / mémoire vive il me semble que c'était un fagot de ciel noué avec les mains qu'on cherchera à tâtons dans les siphons de nos iris label séraphique laisse-toi sombrer dans le sombre inconnu, c'est ouvert absorbe l'ennui comme un soda zéro...
image JLMI Que mes grelots résonnent à l’autre bout du monde Ça finira mal... ou alors est-ce que ça finit par le mal que ça doit faire ? je ne sais plus. je me sens grave ce matin, gravée au noir. je passe devant les heures toujours pareilles et mortes....
image JLMI les tiroirs de la mémoire ont l'air de coller à la transparence intense masturbation de caillou les pierres éjaculent des messes noires charbon juteux sous l'âtre feu paradoxal je gèle lentement de tisonner des religions de cendre. il fait...
image et reconstruction textuelle de JLMi Les dieux ont été lyophilisés il y a quelque temps déjà Si quelqu'un avait la lumière, la garderait-il dans le bocal des confettis d'automne? (Non, alors,) je gouverne mon pécule de rêveries. Je recense mes rhumes...
ne plus dormir. mettre la cuite en suspens. le réveil a déjà tendu son fil et s'achève la lessive Freud.. avec cette énergie coupable et cet arrière-goût poisseux de devoir se jucher face au travail, à la tâche quotidienne de vivre. j'ai tourné cinquante...
je grimperai intercepter la gérance du vent petit vaudou battant la campagne la saison des nasses froides où chacun embarque de banquise quand tout était simple aucun passeport dans les barbelés nous exclus sereins des lois et des désordres je suis dans...
mathieu bélanger photo aller où ça aide, où la solitude a une rambarde pour se hisser dans le quotidien. ne pas prendre la grande échelle, ce sera trop. me convaincre de l'utilité des incantations, de la magie qui "actionne" les jours. -chaque jour, celui-ci...