poematique expiraTOIre
l'eau du bain remonte, des rumeurs profondes du jardin, traverser maintenant ma part d'ombre. je m'étire. c'est le barbotage des grandes personnes. un peu d'huile, des sels et soi- même au milieu. je frotterais bien jusqu'à offrir à ma peau des osmoses aquatiques. et si mes fibres rendues plus humides je sortais de mes ablutions, -enfin!- poreuse, l'armure mitée prête à des failles, à des voix de fête? et si...
je glisse vers les sous couches, j'échange mes éléments, pelisse contre couverture d'écailles. j'arrache mes pelures. on dit que cela pique moins aux yeux avec un masque et un tuba..
je trempe entre ce que je suis et la vie, un instant peut-être perméable qu'il faut vivre poumons serrés et yeux qui respirent.