poematique expiraTOIre
pas grand-chose à raconter. je suis encore en vie.je dois avoir l'âme encore bien lacée au corps et elle est restée dormir avec moi. je l'ai presque sentie respirer alors que Shostakovitch rebouclait son concerto pour piano pour me bercer. je suis encore en vie et même pas peur! ce sont les équi-noces, la balance parfaite où vont se peser les pulsions noires et blanches. Fomalhaut se lève à l'horizon du ciel, c'est mon étoile à moi, ma galaxie, le fond de mon oeil. je suis une femme et c'est nous autres les flammes en creux, les bouches sombres, que l'on peut voir ainsi fusillées dans le cosmos. regarde, c'est presque Dieu dans la serrure. à cet instant des saisons, j'ouvre les bras. la marche sur le fil est plus légère plus facile. je ne penche ni à droite ni à gauche. rien ne me tiraille, ne me bouscule. j'ai autant d'eau que de terre, l'harmonie disséminée jusqu'à l'extrémité des doigts. en cet instant, merveille inlassable, tu dors entier dans mon corps ta silhouette d'homme, à fleur de peau. rien ne déborde, le ciel est d'accord, ying et yang dans le coeur éternel de Fomalhaut.
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