poematique expiraTOIre
cible de contact. musique Korzeniowski. une lame ondule, de loin, d'une planète sans visite. premières approches des tulles et des flocons de poussières. sur les pointes. des danseuses lentes avec sur leurs têtes des chignons aux crayons d'argent. le...
monochrome blue. teinture. je prends le ciel à témoin et je convertis mes voiles. tout en blue. le blue blues le blue bocal , le blue blue blue des poissons rouges. je me glisse dans la confection façon sang d'aristo. du cousu à la veine du fil tiré des...
le ciel a t-il quelque chose à proposer? une autre carte avec un menu moins tarte à la crème. le ciel a t-il d'autres saveurs que ce goût de mouillon qui a moisi l'étoupe? le ciel a-t-il un reste de bleu et des anis neufs? le ciel met-il aux thermes sa...
le bagage n'est pas fait, les papiers pas préparés le jardin encore en vrac, le chat mal brossé...mais le cahier est prêt. lui . un drôle de petit machin tout sky brun souple aux feuilles blanches sans le moindre accroc d'encres et de quadrilles. le guide...
je rentre et l'odeur du passé. nuances mièvres qui "demeurent " la maison me saisit; mon père a dû encore faire ses allées et venues de fantôme, traîner ses savates malheureuses cherchant à retendre les noeuds qui ficellent mes pensées et me retiennent....
après la fête en ville, la carte postale: Schwarzsee(Lac Noir) le vrai piège à nationalistes rue costaude, la masse ganache des villes à la pénombre. ces mousses vert-de-gris qui tombent des coupoles, tout le long de l'humide. claque-marche. ça tonne...
Clowna dite parfois Tromblon à l'heure suisse j'écoute la joie griller comme des allumettes, une roue d'étincelles, les galaxies jaunes et vertes du bonheur; les enfants pétillent et le ciel est un orage de fusées. le soir sent le soufre parmi les roses....
ma demeure a une ombre juste au milieu, un corridor noir où savatent les anciennes souffrances, les vieux cancers menés en solitaire, avec des potions d'amertume à prendre matin et soir et des baromètres fiévreux. dans ces murs, des cris, des pleurs chuchotent,...
Le long voyage des migrateurs commence bien quelque part. Il commence comme je peux sortir de moi à la manière de ces trompes qui sortent du nez des guêpes ou de la gueule des crapauds. Pour revenir un jour ou alors pour se perdre. Je n’ai pas assez le...
ce matin, l'eau était trouble. il y a des jours comme ça où on est dans le jus. le robinet goutte le malaise. il y a dedans des humeurs jaunes, les pisses sableuses du glissement de terrain d'après la pluie ce matin, un pissenlit en jupon traverse ma...
petit clash, le coeur vient de sauter à l'élastique. il a un taquet de métal dur fiché dedans, une agrafe solitaire pour ses anévrismes mauves. je me contente de ce bijou solitaire sur lequel pousseront une colline, une montagne, une immensité de poudres...
sur la langue, la naphtaline mentholée veillant sur mes chants d'amour. elle fond comme un tic-tac, sans calories, juste un petit nuage de mousses vertes qui descend jusqu'aux seins. prophylaxie anti-mythes. m'aimeras-tu Orphée? assez pour redistribuer...
chambre noire, sombre choix des heures. le peuplier arrose de l'ombre partout. comme une douche d'argent et de vent. je me tiens à l'intérieur, derrière la cascade. grotte secrète comme au cinoche j'écoute. le jazz et les mômes s'entrelacent, curieux...
le jardin est pavé d'imprévus, le hamac aussi. la journée s'écoule de temps morts en temps morts, long moulin d'une longue prière. il fait une de ces tièdes, une culture masochronique d'estivante. faudrait pas rentrer blanche de mes travaux aux champs....
la vie boîte. en moi, rien ne fonctionne juste, l'image est trouble secouée instable. l'âme déborde dans des pourtours flous. je n'adhère plus tout à fait à ma peau. comme une lettre toute petite dans une grande enveloppe et rien ne tient. je m'accroche...
Photo tirée de SYRIE, sur la route de l'Aïdoun /photo B. Maillard c'est un croissant de Soleil au fond d'un puits. la citerne abrite l'astre découpé au pochoir. on y est, comme oublié de la lumière, descendu. on regarde la-haut et on a comme une idée...
Prendre le temps dans la pince monseigneur. Le trancher. Toujours plus près. À la seconde près. Imaginer ce diagramme en forme de gâteau, lacéré avec un couteau multi-lames, comme celui dont se sert le fromager pour égrener le lait caillé. Le temps, sectionné...
maîtrisez-vous la technique de sablage qui nettoierait ma face noire, ma face moussue, mon décrépi de siècle, toute ma littérature? avez-vous l'enduit sincère, le colmatage adéquat? oui...avez-vous de l'eau pour moi? êtes-vous sous pression avec des isobares...
à la fin de l'histoire, il y a toujours une guitare monochrome gris un archet achevant une contre-basse le jardin aux amarantes balance tout doucement tout doux au bout de l'histoire, toutes ces mesures de notes la mélancolie des ivoires encense l'espace....
quand mon père vivait ici, la maison était d'une tristesse assez monumentale.il avait pris soin de respirer dans une forme d'apathie qui avait fini par rendre sa demeure irrespirable justement. on y entrait, étouffé aussitôt par une sorte d'odeur prenante,...
mon merisier apprivoisé est en train de mourir. il avait longtemps tenu à rester de la sauvagerie et de l'indomptable. il venait de la forêt et vivait l'exil même dans ma haie; c'était un immigré insoluble. il donnait ses fleurs, rapides, éphémères, en...
secrets de beauté, l'illusion de soi quand on vous prend à témoin d'un secret, quand il vient aux lèvres de juste dire: ..." j'ai un secret..." alors voici un instant d'exception. même si jamais vous n'allez connaître le fond de cet étonnement, de ce...
Paul Rebeyrolle dans le cadre en verre, l'image coule. tentative d'échapper à sa cage sans doute. les saignements cannibales qui y sont retenus cherchent à glisser peut-être vers un espace où s'éclateront au grand jour leurs terreurs ou leurs cris. mais...
ni plus ni moins .. Neandertal, un pied dans l'art,un autre dans le sacré... après une lecture d'Axel Kahn, ( étonnante et remettant en cause bien de mes anciennes idées sur la génétique, la transmission et la différence.) et une autre d'un entretien...
la rue est vide. chaque fois qu'un papillon passe je crois voir un cycliste. il file en danseuse. peut-être ne devrait-il pas prendre le sens interdit? ne devrait-il pas pédaler dans les troènes, ni vu ni connu avec son joli dossard à pois, tout dopé...