poematique expiraTOIre
ce matin, l'eau était trouble. il y a des jours comme ça où on est dans le jus. le robinet goutte le malaise. il y a dedans des humeurs jaunes, les pisses sableuses du glissement de terrain d'après la pluie
ce matin, un pissenlit en jupon traverse ma chambre, comme ce monde est petit, une galaxie d'anges voyageant sans hydrocarbures
ce matin, on a scellé ma porte avec une épeire en cadenas principal. sortir et tuer? rester et compter jusqu'à 4 ses murs: double lien de Bateson?
ce matin, parfum morose, le café sent la menthe. je suis de ces femmes qui font le dos creux, le ciel à la périphérie du ventre. j'épouse un vieux beau bleu