poematique expiraTOIre
après la fête en ville, la carte postale: Schwarzsee(Lac Noir) le vrai piège à nationalistes
rue costaude, la masse ganache des villes à la pénombre. ces mousses vert-de-gris qui tombent des coupoles, tout le long de l'humide. claque-marche. ça tonne sous les pavés, protestions faussement rebelles. les chevilles godillent dans tous les coins.
monôme à moi toute seule, je me tiens par l'épaule dans la foule d'une fête très imaginaire. pétage d'artifices. les saucisses éclatent - c'est pareil- sous les feux et la bière partout . c'est à ça que je sais combien ma ville est swizertüsch.
alors, ce jour je sors mon drapeau à roulettes- ma bagnole est un bonbon rouge- et je file dans les croisées blanches des autoroutes. je ne suis pas bonne ni patriote.. ce jour me baise par tous les trous. je fuis par les sorties de secours, larmes sèches pour dégripper le goût des autres