poematique expiraTOIre
midi rue mogador. galeries lafayette ...mince je déteste ce temple qui sent le parfum, mélanges aseptisés les odeurs de fric de poudre de chiffons de lessive et des trainées barbares par-ci par-là et là-dedans tu te sens comme un étronlibre...enfin ne rien acheter ne rien donner rester entre ou loin, quelque part d'intouchable. le temps passe lentement les heures sont gratuites et en surabondance. je suis debout, musicienne de talons jouant la marche continue. souriez c'est une valse? rien ne me tente vraiment même un repas me parait une sorte d'exploit ordinaire. mes vacances pour un pommier et un prunier -cela sent moins mauvais dit-elle. où est le joker? j'ai pas ma connexion intérieure. je ne m'entends pas je suis privée de significations de couleurs, je me demande ce que je fous ici ...j'en avais besoin et je me sens plus que jamais malade. faut que quelque chose se passe, se fasse, se casse...je vais aller me chercher un chouette bistrot... cela me fera une bouffe d'avance. la rotonde pas mal sans rien de trop
et le musée Gustave Moreau...là j'ai visé le mystique extraordinaire: pile dedans génial ce mec!