poematique expiraTOIre
il y a du soleil, un grand froid partout. du dehors jusque sous le bout des doigts. je verglasse mon petit blanc sec, celui que je ne devrais pas boire et qui me va justement comme un gant glacé froid d'un printemps défait. pommiers roses que personne ne semble voir ou regarder qui se balancent secoués frappés gelés quoi... un homme sur deux est collé à son téléphone. je regarde je ne sais quoi au travers de la vitre et qui ne semble pas exister, je traverse le miroir à nouveau. mes yeux flous. ici on ne perçoit rien qu'un énorme boucan agglutiné. cela convient bien sûr à tant de gens. le reste éparpillé sur l'autre versant de la France ressemble à un clair-semis d'âmes.
rendez-vous chez Gustave Moreau. peintre admirable et précurseur d'un monde qui allait surpasser le réel. et je monte dans ses deux ateliers en bois énormes hauts. j'imagine un artiste s'offrir de tels lieux de création à notre époque... impensable.