poematique expiraTOIre
insomnie radicale. l'intérieur est sous sémaphore, un feu de broussailles sans cesse allume le repos et me tient raide fichée dans les décors à pencher sous la lune
je ne dors plus grand chose et aucun homme non plus
tirer peut-être les draps, changer les plumes, retendre les nuages
a-t-on pour moi des tisanes à déverser des décoctions de rêve. je prendrais même des cachets à la douce farine si je pouvais croire un instant au sommeil
si je pouvais désosser ces épaules lourdes de temps et de fatigue
lourdes de ne connaître d'ailes
si je pouvais enfiler des nuisettes mauves et me glisser entre les pages des jolies histoires à dormir debout
ou ranger docile mon souffle dans un bercail de cou
si tout cela cessait de me virer nuit nègre