poematique expiraTOIre
les trois sapins
décompensation immédiate dans le surréel supérieur. couloirs ouverts , les drains du rêve sont branchies et je respire à pleine eau, de la pluie de l'océan et cette mer salée qui te fait du chemin. je manifeste à fond d'éventail, tamaran sublime. vois comme je glisse et vole, vois comme mon corps fait voile, amplifié immense. je t'avalerai je te ravirai dans ma magie de draps. j'ai ouvert mes couloirs et j'ai pris le ciel. vois mon enfance à tes genoux, le licou d'amour si ancien qu'il n'a plus même de formules. quand je serai sur l'arbre de ta main, frêle animal, tu seras si surpris de ma sauvagerie, du croissant lunaire de mes dents et dans ce premier sang tu plongeras. tu diras ce que tu sais toujours.