poematique expiraTOIre
fin de travail. je roule. campagne jaune et cette intense circulation, rapide arrogante fluide.. je rase les bords. c'est si "étroit" - ( ici: manque de possibilité et de marge de manaoeuvre- ) pour rouler vite. je fauche ainsi les bas côtés de frais. et tandis que je tonds la poussière je me dis que même écrire ressemble à ça.
entre une vie non investie et la mort impraticable, ni la route ni le pré. je finalise l'orée. définitivement. ne sachant si je dois dire l'existence ou faire des incursions dans la toundra mortelle. c'est à la lame de rasoir justement. il y a tant de merveilleux vivant et tant de puissante mort que je ne sais que choisir. d'ailleurs, est-ce une question de famille, une question de métier, une question de possible ou d'importunité? peut-être juste un filin tendu qui sépare ou unit et sur lequel je profile l'équilibre à coups de mots