poematique expiraTOIre
carreaux de toi pierres l'une après l'autre des mosaïques grisaille extorquée sur les choses qui finissent pour colmater à n'en plus finir ton mortier obstiné comme on tente de mots de rattraper l'amour qui fuit les abîmes minuscules où tout sans cesse...
tordre l'esbroufe, petit cul maillé de crâneries. quand ça tangue du bas on garde la tête haute. équilibrer la danse et les dépliés du vent. faut tenir l'honneur à la mentonnière, minimum requis. et je défile à la bourrasque comme un pilotis sous la mer...
cinq sens ce n'est pas assez d'inventions chez les dieux pour te prendre je n'ai levé aucun corps volant aucun cerf le ventre- brâme n'est pas la porte vierge d'une nuit d'arbres et ce crin de voix ne chute pas dans mes labyrinthes et ce goût de peau...
je ne sais plus être tendre. c'est trop dur pour moi. ... ces lâchetés, ces faux semblants ces confrontations déportées pourquoi avoir du courage quand personne n'en a.. ce sont des regards comme le mien que l'art tire du sens ce sont des mots qu'il fait...
quels est la taille de la haie et des Escargots ????? ...c'est une question parmi tant d'autres pourquoi cette pluie ? cette sècheresse ? avec cette mousse de bientôt un mètre de haut... alors que les escargots carnivores ............eux mangent déjà...
je m'habille de la peau des choses rentrée dedans les limbes le paradis disséminé des petites vies perdues fond de chemise au frac il y a toujours un oiseau pour chanter cette gravité suraiguë à fleur d'objet l'innocence métronomée qui crisse sur les...
mille échelons vers la lune et le monde dans la cage d'escaliers la tête grimpe on se monte le cou jusqu'à des guillotines révolutionnaires orange de la nuit mûrie sur un lé d'éventail son jus coule dans la gorge on boit des éclipses escamotage d'un coup...
j'ai mis mon ombre en vente mon gris parterre qui erre de l'âme au ciel mon ombre mâle, mon allure sans moi. sache-le je l'ai mise en vente, libre marcher sur les bitumes et les murs, mon étendard pour leurrer des oiseaux. prendre la lumière en pleine...
advenir mon chapeau est bourré de cheveux sur la langue et je le tiens par les dents mains pleines, jeu complet tout m'encombre et ce toutou qui aboie dans le coeur minet j'enfle mes prions d'un bol de fenêtres vent fou dans un crâne percé je vis sur...
as-tu une mort à m'offrir comme s'arrête un instant la musique et que je tombe de peur des images que je m'enfilerais sous la langue pilules succédané de toi qui manques tu es le temps le rien du temps qui coule et tous tes grains pareils que je laisse...
je ne sais pas lire la langue des falaises.le temps est rempli d'alphabètes, des siècles, des futurs et ces instants figés qu'une rivière a sans doute piégés dans ces lithos. je ne sais délier le coup du sort qui a mis sous secret ce poème, toutes ces...
ce ne sera pas la première main perdue la détrousse de l'âme qu'il faut vivre. la peau déjà se durcit par là où tu es passé le cal du creux d'amour que je vois se tendre sur mes failles. j'écarte le jardin, je plante mes épaules dans un terrain bien sec....
ne pas rentrer chez soi sans ce galop de bielles sur les puits le fuel noir monte et noie les débandades du tanker à ras bord et les envahisseurs train d'enfer et le rêve assourdi de traverse en traverse dompter le fond de ce voyage l'extrême et le possible...
voici que s'éparpille mon arrosoir aubaine de syllabes j'implore ma soif de te connaître d'un semis de salives ma bouche pénélope murmure sans filet j'estime à langueur de pommeau le temps qu'il me reste pour t'offrir mon jardin des parfums de troènes...
analphabète hoquette les perles du boulier de parole le grand flipper des lettres qui montent et chuteront sans doute avec ces oblitérations percées au coin du langage et puis ces manques d'adresse ces courriers sans retour ne plus écrire que des enveloppes...
escrime avec moi-même lame sur lame et coutelas je choisis toujours larme blanche l'acier trempé qui se lave et se disculpe. j'abolis la crise substantielle au fouet électrique une mousse de moraines pour le congelé coeur des frites de givre où s'endort...
alors comme un autre leste la mer sur les épaules la musique monte sous la lune j'écoute se plomber le bruit du départ plus loin plus fort et plus de cris déchirent les dents et les mains ta voix tourne dans des battants d'airain je range la chambre des...
Quand dans mes yeux tu verras l’écaille le bris sale d’une sale histoire fiché donné et son étoile départie des lumières Quand tu verras que ce vert n’est que moisissure un lichen de parcimonie sur tant et tant d’avenir tu cueilleras sans doute ce petit...
broyer la solitude, ces fins de jours. le silence glisse sur les vitres. j'écoute respirer les choses. le monde semble se retirer comme le fait la mer et me laisse en galet sur le soir... je ne sais que donner pour ouvrir les perspectives. je n'ai sans...
aucune crainte à avoir. non . je n'aime personne, on me l'a souvent dit et je me le tiens pour dit en effet...je joue simplement de mon instrument mais ne suis qu'une interprète, une laborieuse pianiste parfois qui enchaîne gammes après gammes pour subvenir...
j'hésite entre choses et chose. à vous de voir. pour autant que je laisserais ma salle de classe ouverte. parce que je conduis mon petit cours tambour battant...heu ..tambours? à vous de voir ..et à la baguette ben oui naturellement à la baguette , vu...
les poèmes à lire sur ce blog ne sont que des oratoires sur un chemin de songes et de solitude. inutiles donc à confronter à un quotidien un vécu quelconque. je ne suis l'actrice d'aucune image et ces cinemas ne déroulent que des fictions et des symboles....
ces couloirs encore..combien de temps avant d'être chez moi. la montre débloque j'ai vraiment la tête à rien. qu'à rentrer. y a ce qu'il faut?la clef? la boîte aux lettres et le code..? je sais plus. j'ai la trouille là, la trouille impatiente, brûlante...
avez-vous remarqué que tous ces avions qui passent au-dessus de nos têtes semblent sombrer sur nous comme des fins du monde? ai-je déjà volé d'ailleurs, tout en piquant du nez? c'est l'exquise impression d'un caillou à la chute, cette passagère sensation...
La tristesse qui me vient quand je m’en rends compte…tant de magies, de paroles, de pensées, de rencontres essentielles rendues banales, que l’on « laïcise » et qui sont dépouillées de leur mystère premier, de leur nature d’exception. ..ces instants de...