poematique expiraTOIre
je ne sais pas lire la langue des falaises.le temps est rempli d'alphabètes, des siècles, des futurs et ces instants figés qu'une rivière a sans doute piégés dans ces lithos. je ne sais délier le coup du sort qui a mis sous secret ce poème, toutes ces lettres écrites entre des yeux poinçons. je ne peux qu'attendre qu'un savant me délivre du courant des mots. on dira peut-être un jour qu'il y avait sous ces murs des affiches, de la propagande ou les débuts d'un bréviaire amoureux. moi j'écarquille le sable, je n'y vois que du feu. ne rien comprendre me rend si vieille à perdre mes cheveux et mon chemin. je vois mais j'aimerais sa-voir