poematique expiraTOIre
Chambre avec vue sur la terre. Explosion d’écume verte. La forêt le verger et même ces nids d’aiguilles de l’unique pin des environs. Je passe l’épuisette à moineaux…quelques insectes, à peine. La pêche à distance de soi d’au moins dix milles de patience...
de ma chemise couleur délavée retweeter la lumière. tout et n'importe quoi pour une vibration sur la membrane intérieure. ma guimbarde est en haute résonance. ce tremblement m'épuise aux tripes. tu le sais bien je suis de ces ponts qui vont chuter au...
enfant l'accroupi le recul du fusil et ce mal à l'épaule quand la lutte avec l'ange va de travers loin derrière, fulgurant asphyxié des poudres et du meurtre qu'il propulse mourir va si vite une respiration de trop et ça y est enfant l'insoumis aucune...
sortir à la boussole. me perdre. belle mécanique noire toi le capot ouvert et moi dessous les sens. chacun ses chromes, ses coupoles les tiennes font des amphithéâtres échoués sur le bitume, les miennes à peine des soutifs renversés sur le siège arrière...
je n'employais jamais le mot tatouer jusqu'à ce qu'un jour, il arrive avec ce truc qui semblait enserrer ses souvenirs. il revenait des îles où les morts se portent à fleur de peau. il n'en disait pas grand chose, mais cela le faisait rire de voir ma...
je pétris le coup dans l'eau sérum piqué sans cesse ça fait des ronds je tourne de gauche je tourne de droite je mouline à fond de bras le bassin ne sort pas de la chambre petit rameur des chenals de banlieue j'écoute le goutte à goutte d'un siphon sclérose...
Où que s’installe le silence Demeurent ses vibrations Poinçons sur chair Des ondes et des rayons Montent les plaintes gutturales Inaudibles volutes ou fœtus enroulés Au cœur et à la gorge Chassés de soi Sous le vent dominant d’une météorologie contraire...
mettre les oreilles dans ces petites bouches des anges. musique maestro. un vent de climatiseur souffle sur mon monde . il fait un temps estival et je frissonne dans ce courant d'air imposé. ce sont des arabesques écrites hors saison, un dévaloir froid...
ligne droite le matin plein la bouche de douleurs. urgences. la gueule sous la fraise. nerfs calcifiés raides profonds enfouis dans la pulpe du désir. entendre la roulette la scie la polisseuse gazouiller dans la salive. fermer les yeux et poncer soi-même...
tirer pousser tirée poussée. le violoncelle gravit avec grâce son ciel obése. je suis son profil de tangueur à la jambe raide et cet usage parfait de la toupie, rondo rondo. tant d'images dans une jupe de bois, tant de mots ajustés à ses hanches et monter...
puzzle retracer du doigt les infinis de ces conversations dans l'air il y a des fentes que rien ne pourra souder dans l'air et dans l'eau garder les yeux troués dans ce monde transparent dans lequel errent nos innocences emboîter chaque mot chaque rouge...
Le piano dégoutte, pluie tranquille ou reste de tempête. Le paysage dans une flaque de Christopher Young. J’écoute ce cinémascope en dièses et blanches, le temps est en mode plein écran. Je ferme les yeux. Tout défile en notes/secondes. se faire une toile....
écrire mouture salope. je pose mes mots comme on dalle un territoire. plus d'herbes nulle part. je scelle, je bétonne, overdose de tentations tristes et craquement qui ne brise rien. il y a des poètes qui ne sont pas humains, juste des féroces. et mon...
c'est peut-être moins grave que je ne le pense. j'arriverai sûrement au bout de cette nuit par la même porte que tous les autres, l'embuscade matinale où se perdent en gros bancs de poissons les gens comme moi. on se fait charrier lentement toute la nuit...
chaleur épaisse. les moineaux dévorent la vie à mes pieds. travail intense pour ces sauteurs privés d'ailes par appétit. que cherchent-ils et que trouvent-il surtout, je ne vois rien mais c'est normal je suis du ciel sans yeux, immense loin, géante déplumée...
lire l'article ici link tiré de http://philippe.zarifian.pagesperso-orange.fr/ ....Quatrième indice : la montée du régime sécuritaire. Il me semble inutile, factuellement, d’insister sur la considérable et rapide montée d’un régime sécuritaire pour laquelle...
cherche misère la mort barbelés sucrés autour se goûte une perle et puis l'autre la sueur de partir d'une main gantée on arrache les points de suture mes cicatrices faibles fossettes et taillades la peau striée de ses absences je suis le totem végétal...
Je m’ennuie. Inutile de me leurrer, de chercher des explications plus intellectuelles et réfléchies les unes que les autres. Inutile de me faire une thèse et puis une antithèse. Je m’ennuie. Je tapote sur le clavier, je surfe. Ce n’est pas que le mot...
Je m’enfonce. En moi. Il faut boucher chaque pore, laquer les sens. je ferme les portes et colmate les fenêtres. Descendre dans le puits réclame que je pose mes scellées. Je retourne dans l’utérus avec seule cette musique qui se déverse de la bouche juste...
je ne cherche plus à savoir. je vois, j'écarquille. à qui parlent-ils et de quoi..? je suis hors de portée des voix. ils ont tant à se dire et moi ce rien à prendre. je passe moi aussi avec mon cortège et mes vieux poètes décapités, j'essaie de ravaler...
Je cherche une maison. je cherche une maison où cacher mes désirs mes rouges imparfaits mes bouquets à sécher une maison comme des portes ou comme des fenêtres et presque rien de murs mais quand même ce qu'il faut je cherche un angle vif une arête solide...
j'ai le matin à l'oeil. plein Est pour l'ouvrir et quand vers 5h. le monde s'étire, quand les derniers soupirs noirs s'éteignent dans ma tête, je reprends le vivre au collier. il fera beau. pas sûr. disposition des lumières aux étals, je marchande à peine....
fais-moi une toile, une épreuve suspendue. légère à se briser si j'ose et je respire. fais- moi une toile comme un rond de cigare et mets-moi au défi d'en rouler les anneaux, je peux tenir en l'air cesser de vivre longtemps et reprendre mon souffle d'entre...
les pierres portent leurs gravures veines des sèves départies partout les mousses s'y abreuvent on dirait que le silence a soif je longe des forêts des barrières tenant un peu de ciel je glisse entre des ombres comme des arbres couchés à terre mon âme...
émotions. sans fin l'on nous suggère de contrôler nos émotions, d'en être les maîtres, rênes bien en mains. on va trier tout ce qui clapote dans nos intérieurs, par cloques de peine, de joie , de peur ou de raison . on ne mixe pas, pas de DJ du non-dit,...