poematique expiraTOIre
je ne cherche plus à savoir. je vois, j'écarquille. à qui parlent-ils et de quoi..? je suis hors de portée des voix. ils ont tant à se dire et moi ce rien à prendre. je passe moi aussi avec mon cortège et mes vieux poètes décapités, j'essaie de ravaler mes salives douces et mes implants de mots. je tiens à un fil, une électricité de rames. le courant en secousses comme du morse qu'on incrusterait sous ma peau pour en faire des perles des saignements contraints. je ne vois que mes marques, le retour en monnaie de ma pièce, drame en tant d'actes manqués.faut pas jouer les riches quand on n'a pas le sou je marche, je distance, je décalque sur le sol les déchirures. l'ailleurs s'en fout et c'est une des lois du théâtre