poematique expiraTOIre
Ecailles essentielles Strass bleuté des camisoles de l’eau Je fraie d’yeux et des toiles Défigures défaites dépôts Écailles essentielles Morsures dents sur dents dans l’armure Je ravale à l'alène ces cottes chapiteaux Démaillages dessoudures défauts Écailles...
on se couche les mines éparses à ciel ouvert strates de plume et strates de carbone ça fait un mille feuilles de rêves pour ne dire qu'un caillou une gemme indécente qui tomberait de la lune on se couche mains gantées faut beaucoup de velours pour oser...
faut écrire n'est-ce pas..faut écrire me dépêcher de remplir ma case blanche de cocher le jour d'un petit vu rapide. tâche accomplie tâche faite écrire vite avant de partir de me liquéfier dans l'ordinaire ou de prendre corps dans l'événement . c'est...
ma fatigue est un boa qui serre la nuit entre ses impressions muées une reptation d'entre les vertèbres revenue d'un paradis perdu couchée lente avec les ondes tranquilles du bas vers le haut et qui secoueront bientôt mes pensées goupillon léger crécelle...
vois comme mon pied cherche les échelons comme je tends mon corps vers un bout de grandeur vers une hauteur nouvelle comme j'essaie de m'extirper de toi...j'ai le ciel dans le collimateur l'engrenage à poèmes en pleine action ça coulisse dans tous mes...
La plainte discrète d’une fleur qui s’éteint Toute la rosée tombe en chiquenaudes tristes L’aube ne lève plus les paralysies du rêve On allonge ses ombres à grands coups de godasse J’ai dans le cœur un gros éclat de temps qui me coud une idée après l’autre...
déposer la nuit comme un mésoscaphe sur le sable zeppelin des eaux enflé de l'air pur et des songes coulent sur moi les rideaux neufs des lumières je nais avec douleur vers un autre amour dont j'ignore encore le ventre et les cuisses homme tu m'enfantes...
le silence est un thème essentiel de mon poème.il s'inscrit comme un motif végétal dans ma chair et mon sexe. -par mon histoire personnelle qui n'a d'autre importance que d'être la seule que j'ai, bien entendu- mais écrire va bien au-delà de l'expression...
Le goût sucré des pollens comme un essaim à pleine bouche pacotille des fleurs jetée au fil de l’air que l’on tète en sirop chaque soleil qui passe ma soif est assise aux chaises des terrasses avec un nez dedans et le calice des jours ce rien d’un trop...
un jour sur deux... il y a des moments où je ferais bien la paire un jour ou deux question de s'inscrire dans la bonne colonne de se cocher dans le pur à vot' bon coeur un jour à deux je compte et cela valse à peine il y a ce trois qui traîne l' autre...
les jours étanches mastiqués de frais lissés gel matinal sur des ébourrifures je t'offre mon dos- la peur grimpe-moi grimpe-moi... chuchote-t-elle ronceraie et branches rouges serres des paumes pitonnée cordes végétales à la griffée des murs je t'offre...
t'en n'as pas assez d'user ta rivière de limer dans l'affaire il faut restituer la poudre aux yeux t'es pas vidé de ces écailles déchargées sur ton ventre de la pesée des insomnies sur la balance du rêve c'est trop cher payé un sou au noir la bouffée...
j'ai toujours quelques ténèbres dans la réserve un nègre chagrin enchaîné à mes dents à mettre sur la table veuve cliquot des cendres grapillées aveugles le long de mes nuits mûres un grain à grain d'orages crachés sur l'invisible des ténèbres humides...
frémir d'à peines frotter longuement ses pierres jusqu'à l'usure de l'eau tes reins comme le chenal de vivre et le sabot d'un navire qui trace ses oiseaux je vis dans un jardin clos terrains embrassés rimes et oraisons le clapotis de si peu dans le tamis...
typhon d'azur ton œil perce la jupe des arbres et ce trou de lumière dans le noir ajoute une ocelle au poète sorcier amour couturier des oiseaux t'ont vendu leurs becs pour ces franges de peau tu leur dois un envol adosser son échelle contre des cathédrales...
prendre racines dans un bol d'éphémères parmi les ailes bleuies des nyctalopes facettes multipliées et ce goût de sueur qu'on attrape sur la pointe de la langue prendre au coeur ses vieilles palissades ses uppercuts d'ailleurs par tous les trous ce rêve...
garde à vous des orgues mâles le ciel est au fixe prêt à la drache à la soudure frêle de l'horizon ces nuées de résistance mais qu'en est-il de la grande tristesse de la mer? j'attends de la pluie un chant mécanique le cliquetis de l'eau sur mes armures...
j'ai laissé mes yeux dans les peines acides mariner ce sel qui me sert d'odeur coeur de pupilles dans le fruit des pleurs jusqu'à la trogne dévorés hagards égarés piqués d'épingles grésil de feu à chercher le baume de ta nuit mes paupières en cloque de...
tu ne vivais pas parmi mes hanches mais ton front posé contre ma bouche ensemençant les steppes du poème j'écoutais grandir une souris qui danse quand nous mourrions ainsi accouplés d'épaules à remonter chaque nuit et chaque aube nous tentions de regards...
Tout est levé. La nuit, comme un gibier. L’armée de la guerre et celle de la paix Le cœur, haut, Et la pointe des îles Levé le siège, l’embargo Levés le courrier La main et le doigt Levée l’aube entre deux mondes Et le désir de chair, avant que de lever...
j'habite un abandon refuge de volatiles à l'assaut des départs la traîne jetée d'un saule au fil des eaux et ce bain de minuit quand on éteint la lune j'erre dans le parc de la nuit surgie d'aucun désir aimantée d'aucune soif et ma tristesse enfle dans...
ligne dans une main chemin aiguilles de l'arbre de ma vie rayures d'une étoile de rose et d'améthyste avance fricote recule et fuite motifs enchevêtrés des queues de mes comètes ligne dans une main incluse promesse aux points de chaînette de l'orée des...
l'errance est une ville noire le dédale de nuit quand on défait son rêve pas à pas mur à mur tâter les flux obscurs l'air opaque des cécités l'errance intérieure invisible déambulation dans des quartiers sans rédition où se terrent des fantômes amenuis...
Dans un creuset naissent figures, gens mots surgissant de nos âmes, la poésie peut-être j’ai cherché pour me nourrir tout ce dont j’avais besoin donné d’un coup par la vie une idée m'a créée émergée d’une formule capable de faire souche ou des incantations...
mal de mémoire n'aurais-je jamais vécu ou semé quelques mots à écumer l'amour sur des tempêtes blanches n'aurais-je jeté aucun cri sur ces silences pendu à des aurores ni pris forme entre glaise et lumière, ne serais-je montée en neige sur le pouls des...