poematique expiraTOIre
tu ne vivais pas parmi mes hanches
mais ton front posé contre ma bouche
ensemençant les steppes du poème
j'écoutais grandir une souris qui danse
quand nous mourrions ainsi accouplés d'épaules
à remonter chaque nuit et chaque aube
nous tentions de regards affamés
d'écarter la vie
d'y voir nos ombres
nos portées et la longue jupe des heures trépassées
on balisait l'amour à l'envers
mais seuls nos rires s'embrassaient
bleus
ô temps bleus
je renâcle à te laisser mourir
je renâcle temps