poematique expiraTOIre
Le goût sucré des pollens comme un essaim à pleine bouche
pacotille des fleurs jetée au fil de l’air
que l’on tète en sirop chaque soleil qui passe
ma soif est assise aux chaises des terrasses
avec un nez dedans et le calice des jours
ce rien d’un trop plein de lumière qui vous bourre de nostalgies
je sens l’enfance remonter en chenilles
l’urticaire de périr au cœur des corolles
sous ma jupe la mort éternue ses sérums
un printemps revenu pour un printemps parti.