poematique expiraTOIre
quand il n'y a plus moyen de dire reste le cri de son corps
aussi long serait-il
aussi fort et triste
puisque aucun mot ne frappe au sens au coeur ni ne déchire les membranes
montent plus puissantes du profond des barrages l'eau de vie, l'onde respirante
je poste ma clameur aux embouchures ligotées
mes trompes désolées
je hurle mon silence ciment
mon silence opaque et glaibeux
ma parole qui couve et meure avant de sourdre
sous la chape des fleuves
les sirènes traversent
au- delà les pilotis du temps