poematique expiraTOIre
morsures à la langue. je fiche mes crocs dans tes muqueuses.
comme je t'en veux de n'être pas de tes choix, comme je t'en veux jusqu'au bout des impatiences de ce que je ne serai jamais.
morsures à la langue, une simple goutte suffit pour mettre du rouge sur la parole, l'ensanglanter
ce qu'il faut de révolte, ce goût âcre d'hémoglobine qui braque la tête.
je reviens frapper du crâne sur les silences le mur inaliénable
je tourne je toupille je visse
je m'enfonce
aucune formule ne saurait décadenasser le désir
et chaque temps qui passe je vérifie point à point l' inexistence.
seuls les exilés savent ce qu'on vit à respirer sa mort.