poematique expiraTOIre
j'habite un abandon
refuge de volatiles à l'assaut des départs
la traîne jetée d'un saule au fil des eaux
et ce bain de minuit quand on éteint la lune
j'erre dans le parc de la nuit surgie d'aucun désir
aimantée d'aucune soif
et ma tristesse enfle dans ma gorge
de ces loques d'amour épongeant les rivières.