poematique expiraTOIre
chaque goutte qui tombe fait des guimbardes sur les flaques on voit des ellipses naître et partir un igloo dans un champ de chats-huants écoute ce brame de femmes qui sèment de la voix en plein coeur liquide elles bruissent en arrondissant la bouche et...
Enfin te voilà… Cela se passa dans un jardin public. Un de ceux que je préfère. Deux immenses verrières, des serres chaudes gigantesques dans lesquelles s’épanouissent vertueusement des arbres allogènes. Et puis alignées, rangées comme autant de carreaux...
Même si tu n'y touches pas l'aube est un baiser les bords à vif de lèvres sur lesquelles se balbutie le poème que tu essuies la nuit ou te prives de jour l'instant est là suspendu sur ton naufrage interrompu d'éternité qu'importe que je la prenne plein...
Chose mystérieuse, mais peut-être fausse d’ailleurs ou du moins partielle et démolie qui sait un jour dans nos conceptions du monde : la parité le duo le deux. J’ignore si cela fait partie des mathématiques et des études ou si je me goure totalement....
rendez-vous de sorcières autour d'un vase bleu. les femmes se sont humées avec des vibrisses de chattes et des yeux de braise. le ciel s'est ouvert sous le coup, le tam-tam des sioux et le coeur en basse continue. j'ignore mes effets collatéraux. reste...
4- four -fort. café noir. empli de terre puisque tout est noir et que le reste n'est que couleur. ma peau est rose mais en effet elle a une tendance terre qui se résume à mes mains ...mes mains qui ont jeté sur l'autre les tombereaux de toutes nos pluies...
quoi de plus concret que la mort..ce tas de terre qui s'enfonce jour après jour tandis que le corps dessous s'émiette et disparait.. la terre bouge, le long travail de digérer les offrandes humaines. de nettoyer la vie de ses présences mortes. Mais l'absence...
est-ce si difficile de partir quand on a l'âme à tuer des chats, à pendre leurs yeux par les moustaches griffes en solde. à aiguiser ses incisives d'un canif fraîchement meulé, si difficile d'aller au bout des envies de se finir vlan contre le mur. rouler...
traversé Saint Claude- comment va-t-il celui-là- puis Montréal de la Cluse. mes petits dieux font la route...manque Venise qui est plus haut et dont il faudrait bien que je m'avise de ses rigoles de terre et de ses jardins labourés. La route tombe. falaises...
l'ami. il vous arrive comme ça, un instant de hasard ou une inattention de Dieu. il arrive et il a déjà son air de vous ressembler un peu, de vous paraître presque familier. quelque chose, un chant connu , une idem manière de prendre l'eau et de percer...
comme de la fumée par -dessus l'épaule un pas dans le ciel et ses profils de cire une buée en l'espèce chaude et blues pochoir de lèvres pour des mots à l'emporte-pièce je cisaille dans les paraboles interstellaires quelques revers de formule rien de...
j'avais taché des papiers de jetées humides. je songeais ainsi écrire un bout d'histoire, une encre après un lac , une flaque après une stance. frotter ma paume contre vos lèvres tendres . j'avais mis du jour de la nuit des piments et ce sel qui me reste...
devanture de ciel les jardins touchent de leurs doigts gelés les extases de couleur. ce sont les enfants de l'ailleurs. yeux fermés engrossés de soleil et bouche cousue de cendre. je retire mes mots comme chalut de pêche et ton amour n'est pas dedans....
C'est mon tour, mon tour de nouer la Terre à des lacets de souliers. cirage et encaustique. faire reluire l'envie et me dire en incantations incessantes que je pars et disparais. pile de jours sur la table de travail, les mots rangés les désirs sous étiquettes,...
j'ai le temps maintenant. t'écrire facile, t'écrire en diagonales en travers comme on dit parce que de toutes les manières ça biaise et bâille et que tu n'en as rien à battre ni semelle ni chemin. j'ai le temps de monter mes combines, d'anticiper la mort....
retour à des surfaces blanches un reste de mémoire qui sèche au revers des vestes boutonnière de mots oubliés dans les parades la porte claque un petit vent de fuite et le jardin un autre lointain toupie d'enfer pour la taille je presse ma solitude contre...
touche pas touche les temps se fritent avec des effets de voilures sur le bord des fenêtres je regarde c'est toujours un gris aux stores une défaite de jours et de la pluie brisée du plat de la main rien ne change des frissons dans un rideau troué triste...
la tristesse prend l'amble du pouls athlète. elle tire et vient aux poumons on dirait une battue de neige dans un sac de fiel. cela rythme le pas et la pensée un ramassis de houle dans le shaker du temps. je boirai jusqu'à la lie l' indifférence ronce....
herse des heures éparpillage la nuit est un champ de cornes et de naufrages qui dégomme mes mots les uns après les autres rêves effrités de boue racines et vieux cailloux dorment dans un chiffon de sueurs et je veille pour les socs et les restes d'argile...
voilà que l'élan faiblit brisé à la saignée je suis au point de suspension en l'air à la fraction entre le vol et le caillou un instant d'hypnose aux commissures de la terre et du ciel. c'est ainsi de tout saut une grâce d'ange avant l'impact. je module...
corps sage c'est à toi que je pense pensées gainées toutes serrées de lacets et d'obscurs corps mon mien à la peau des autres si près si près corps chapiteau et cordes jongleuses légère brise de tente sous un peu de soleil nappe repassée sous l'arbre...
j'ai le dos en graines ça me picore jusqu'au coeur de la longue aiguille du canif à débarder les deuils clapotent ici et là des poquets de sueurs tant de peur en épis qui éclosent foudres et molécules s'encharnent la volée de sable épince mes racines...
pas sur place, j'en fais des voyages en piétinant mon ombre la tête penchée dessus courbée arquée arquée courbée , l'âme guerrière ahane ses mélopées j'improvise la pluie et les grands sacrifices. Le ciel réclame un sang de neuf amour et c'est le mien...
bien sûr qu'on peut...c'est tout ce que le souffle gémit quand il faut mettre au cou le carcan. bien sûr qu'on n'a jamais d'autre choix. on ne déleste pas son histoire du poids de la vie . mais plus les épaules lourdes plus il faut respirer léger et court....
à quoi servent donc les nomenclatures de fin d'histoires, les anciennes images se sucent comme des "drops" gélifiés, jus acidulé qui glisse jusqu'au fond des mémoires. le temps nous congestionne avec des cordons d'ombilic mal cicatrisés. qu'est-ce qu'on...