poematique expiraTOIre
Chose mystérieuse, mais peut-être fausse d’ailleurs ou du moins partielle et démolie qui sait un jour dans nos conceptions du monde : la parité le duo le deux. J’ignore si cela fait partie des mathématiques et des études ou si je me goure totalement. Je fais avec ce que je crois savoir et c’est peu vraiment. Partout, tout ne semble fonctionner que par l’apparition du deux il est au cœur de la croissance, au cœur de la prolifération et de la connaissance. Tout semble se partager en deux parts que l’on peut à la fois dissocier et chercher inlassablement à mettre ensemble. Principe à la fois mathématique et régissant jusqu’à nos formes de pensées. Le deux pour qu’arrive le trois… et puis la profusion.
Solitaire il me semble devoir puiser en moi le deux qui manque. Je tourne ainsi sur moi-même, comme à la presse, à la vis pour en tirer une substance étrange invérifiable mais qui n’a rien à voir avec le trois, juste succédané de ce trois qui n’existe pas. Est-il magie est-ce extrait de pus ? Isolée, je cherche avec frénésie une parité dans le sens large du terme, la pièce de l’équilibre ou de l’équation qui manque. En cela, je fais preuve de mon état frustre et stérile. Je suis l’incarnation du manque.
Je le cherche en moi, où pourrais-je aller ? Et crée ainsi ou fais renaître les imagos de ma propre existence. L’enfant lointain qui se pensait un destin de semeur, de richesse, l’adolescente dans sa mutation, les instants où se sont cristallisés avec une dureté inattaquable, l’état unique, l’île oserais-je dire. La rencontre je l’aborde avec cette conscience électrique de son inutilité quasi écrite et aussi cette espérance inscrite dans la chair, dans le serpent ADN qu'est le 2. C'est le retour éternel à l’intérieur de ma structure. Derrière les vitres je vois bien des gens, des êtres vrais. Mon avancée vers eux n’enlèvera pas l’épaisseur du verre et en m’approchant je perçois à la fois l’existence de la séparation mais aussi le renvoi qu’elle fait à l’intérieur de moi, mon regard plongeant à nouveau dans mon regard. Miroir.
Ainsi je bute sans cesse à la limite.
Pourtant dans cette transparence toute cette transparence, il y a une découpe, un passage. Rien ne le distingue, limpidité dans les limpidités. Le trouver est le dernier aiguillon, émoussé maintenant, brisé même, qui me retienne… le jeu ne peut s’achever puisqu’il a une règle.