poematique expiraTOIre
C'est mon tour, mon tour de nouer la Terre à des lacets de souliers. cirage et encaustique. faire reluire l'envie et me dire en incantations incessantes que je pars et disparais. pile de jours sur la table de travail, les mots rangés les désirs sous étiquettes, par degrés de feu. dépôts d'encre avec les clefs. coeur clos d'une tirée de volets. la bouche sentira la moisissure de fruits...et mon silence et mon silence...qui ne fera se pendre aucun coeur à des télépathies célestes. qu'importe! -c'est le mot guérisseur- l'enduit neutre, la couche monochrome, le blanc frais des pertes de mémoire. qu'importe me sauve de tomber en folie et de tasser mon petit corps en creux dans l'angle de la rue.
c'est mon tour, mon tour de me larguer et de laisser mourir, puisque l'endroit où je m'exposerai ne m'attend nulle part.