poematique expiraTOIre
traversé Saint Claude- comment va-t-il celui-là- puis Montréal de la Cluse. mes petits dieux font la route...manque Venise qui est plus haut et dont il faudrait bien que je m'avise de ses rigoles de terre et de ses jardins labourés.
La route tombe. falaises serpents sinus ...je surfe à même l'ivresse
vieille bâtisse et inscription étrange : les régiments du génie....probable que c'est militaire mais j'ai le poing bête et l'esprit tout autant
(ainsi soient-ils! si j'osais...)
-Paray le Monial; maison de sable, l'abbaye, pur soleil d'une pierre étendue sur la plage de Dieu. Beauté d'un immense château d'offices qui oublierait de se défaire..
voûte tressée comme le serait de la belle allemande de l'accorte et propre allemande...si blonde église!!.
la ville est calme personne n'empoisonne les airs.
une rivière coule là comme la raie au milieu d'une tête de madone
tout semble construire un oratoire pour un plain- chant de ciel
je pousse l'espérance jusqu'à imaginer que ce sera un simple courant d'air des fantômes de nacre et de très vieilles mers.
qui prie-t-on ici? je ne sais. il y a pas loin la maison des apparitions.elle porte le nom de ma mère alors vais-je m'agenouiller dans mon passé? je n'ai pas pris rendez-vous avec elle et l'idée de la voir surgir dans mon voyage me fait un vieux froid.
et maintenant ce château....aristocrate en diable. je suppose que les propriétaires en sont. ils toisent gentiment ma valise de prolo et mon sac de chez Migros, du tout venant mouillé ..sous la pluie depuis midi.
le poème attend son heure. c'est pas la sienne ..maintenant je vais laver mes péchés de laideur sous le brûlant de la douche