poematique expiraTOIre
BONJOUR vous êtes artiste? vous ne l'êtes pas? vous en connaissez? l'oncle de votre neveu avait une amie qui avait dit un soir qu'elle en avait entendu parler? parmi vos proches, certains en sont; d'autres en connaissent ...selon toute probabilité...?...
mes excuses à mes lecteurs. ces temps, mes articles manquent souvent à leur devoir de correction..:-) je découvre coquilles et erreurs sans fin. je ne prends ni ne trouve le temps de me relire et dans le feu du clavier je mitraille souvent à côté. puis...
ordonnance écrite à l'illisible, le temps se fiche bien des apothicaires. il distribue le courrier sans retenues. j'ai des chiens dans les boyaux du loup et ce craquement d'os d'oiseau croqué une tenaille de feu dans les entailles. on me conseille de...
je mets le soir aux arçons balancement des guiboles - on médite du compas céleste tout ce qui monte au ciel me fout en panne d'ange je le pose à l'écarté les bras tendus et cisaille les derniers restes de fatigue avec ces doubles ciseaux en cuissette...
Un vol trop lourd pour ma force de moineau et plus j'écris à la mouche plus l'immensité qui engloutit mes ailes vives L'âme est dans l'ascenseur et je rince l'escalier mon cul offrande de gibet et mon cœur serpillière ô poésie 1 La suite est question...
fin de partie..ah! ce titre! fallait aimer jouer gros la littérature pour oser ce genre de poker. moi aussi, ça y est, le pas est dans le gobelet. je secoue et c'est tout un champ sémantique qui va sortir, -qui est sorti devrais-je dire-? rompre la bande...
décompte premier. temps neuf le monde commence un matin, il finit parfois un soir. comme le chien laissé à un piquet, on étouffe de se tourner autour. prendre sa liberté, ses crocs, sa rage et changer de poteau. les amis ne sont plus ce qu'ils étaient....
Le bilan du froid qui sévit sur l'Europe depuis une dizaine de jours s'est encore alourdi samedi après une nouvelle nuit glaciale. Il dépasse désormais les 600 morts avec 15 victimes de plus, la majorité dans l'Est. La situation s'améliore en revanche...
écouter de la musique mettre ses disques bleus dans les couloirs de la douleur ses sens dans la fosse- orchestre de valses blanches en trompe la mort métronome de branches onguent sonore. potion au registre des violons ou cataplasme de vents, j'applique...
il y a des mots qui me reviennent sans arrêt. silence en est un et puis vent, et matin, aube ronce ellipse eau, figures rouges irrésolues sur l'écran. je n'en ai pas le contrôle. ils se mettent au travers de la main, comme mon chat se roule sous mes pas....
Est-ce qu'on peut parler moins fort ou baisser le ton? ces conversations entre gens de parole me bouffent la musique! j'aimerais n'avoir qu'à fredonner. il me semble que je me ferais mieux comprendre. je sortirais volontiers ma mitraillette de son étui...
quel salut. entre adieu et sauvetage, j'ai mon île, mon point fixe tiré au sextant.- t'as combien d'étoiles à ta lunette? - la mienne fait lampion ou gyrophare comme si c'était d'urgence ou de la fête- ambulancier par ici le brancard, j'ai mal à l'os!...
j'ai posé ma soif sur un vieux souvenir vieux et gris venu de mes poussières à peine aux lèvres déjà sèche quand vous faisiez sourcier de vos tâches quotidiennes qu'il y avait sous les jambes des foisons d'oasis et que vous étiez bleu d'en aller jusqu'aux...
je boucle un lever au fer à griser cheveux à vent cherchent monture le temps a ses revers et moi je suis poète à répétition il pleut je décrasse un lever à l'ouate blanche en petits cercles douillets le temps a ses circulaires et moi je suis poète courbe...
rouges ambres. terres et murs à la coque dévorer ses craquelures aborder à l'aveugle un ensemble vide comme s'embrassent des anneaux sans rêve avec les cristallins opaques des nuits polaires et leurs îles oblongues où s'effilent les alizés cette érosion...
laine maniaque entre mon grand froid et mon coeur pétitionnaire. la poudreuse à migraine et sa pétoire à gelures sulfate le sol. je marche recrue, à la polonaise, valse triste, avec nostalgie d'une époque de boules et suivant la pingre rainure des rendez-vous...
est-ce que je supporte encore cette fadeur, cette farine papette qui empèse la bouche, ces mots bridés polis, si propres enduits sur les jours. est-ce je supporte encore ces régences de parole, cette soumission, ces contraintes, ces ficelles. il y a tant...
prose étourdie. les mots qui percutent. à la fine épée, au duel interminable avec soi-même. prose paysage, ouverte, longueurs horizontales. on dispose ses phrases à créer des espaces des collines des cheminements qui serpentent, l'arpentage d'esprit en...
J'écris maintenant ce temps neuf qui fait posséder l'univers et n'être personne. j'écris ce lien, l'invisible sentiment qui naît sans n'avoir jamais à vivre, qui surgit d'une source vaste, bien en deçà, par le dos noir des collines dans des sillons épais...
j'aborde le jour avec des décharges de nuit plantées farouches sur mes hanches te rappelles -tu m'avoir aimée plaquée fort aux carats de mes reins je saborde sans fin la lumière. toute à l'intérieur tu me désapes vers des tunnels violés de secousses en...
Sans fin le poète tourne autour de son trou noir épicentre de souffle je vous aime dit-il satellite en perdition avec vue sur l'obscur il ensemence à débris perdus le champ magnétique où vaquent des anges et des folies je vous aime dit-il au noyau vissé...
l'incroyable vertu du silence, cadeau de paresse ou de patience. il forge en douceur des liens d'espaces et de soupirs, des levées d'air à la poste des messages. ma main dans un entretemps docile et muet, prête peut-être à débuter un effacement ou une...
vivante ai-je un autre choix, plus encore, que le souffle ne cesse de haleter, la danse d'être. je suis la vie à la lettre au moindre geste je prends son pas, je me laisse emporter, traverser, comme un fluide d'herbes dans la mécanique des jours. vivante...
mon chat est un violon à moustaches un mousquetaire fauve repus de rossignols aux pupilles mélodiques et à l'archet qui ronronne un adagio cahortique à épisodes flucti-flucta une anche saxophone une âme hirondelle roulées boulées dans leur housse de poils...
traverser sur les pointes les verglas fauxfil de longues aiguillées point mort ou virgule, poursuivre le texte givre avec cette laque parfumée et l'enduit à vif plaqué sur les usures écrire se passe-t-il du gel de l'eau des axels des lames du soubresaut...