poematique expiraTOIre
j'aborde le jour avec des décharges de nuit
plantées farouches sur mes hanches
te rappelles -tu m'avoir aimée
plaquée fort aux carats de mes reins
je saborde sans fin la lumière.
toute à l'intérieur
tu me désapes vers des tunnels violés
de secousses en affalements
ruée vers l'essentiel
j'aborde le jour
tandis que tu fermes les yeux
que ton cri affermit les lueurs
nous sommes d'une telle lisière
dans l'effusion irréelle
des aubes
des crépuscules
basculant à cheval de temps et de solitude