poematique expiraTOIre
Parfaire ce dos qui m’éloigne de toi, le polir d’angoisse douce, et de cette tristesse inconnue de ne jamais rien voir. Comment savoir ce que cache la débandade de mes vertèbres ? Je ne peux lire ma vie dans ton miroir. Polir ces rugosités, ces escarres...
jeu d'élastique, je gaine mon aura sur de la chair culasse. en prévision d'explosion, un jalon de dynamite après l'autre. cela me donne la gratte et je macère mes philtres au charbon quotidien. je maçonne la fronde, une révolte après l'autre avec de la...
traverse de l'esplanade de nuit, ses lampistes endormis sous leurs galaxies de moustiques électriques, les marbres enchantés de quelques vieux désirs sans gravure. je ne marche plus. c'est le voyage qui m'avale, s'inocule en intraveineuse, une godille...
Je vous écris. une écume sur un peu d’eau salée. qu’il faudrait saisir sur un buvard ou qui dessinerait du hasard … j’imagine seulement que vous existez, car pour sûr, vous êtes dans une autre frange du monde. alors vous écrire, pour cette illusion presque...
j'ai revêtu la robe d'écueils la ceinture de cercueils et ses enfants serrés chaque pas laisse des traces sur les pierres et des lunes stériles comme les femmes tombent ! comme les femmes chutent! lentes dans les espaces et les déserts leur corps asséché...
buildings de nuages armés de pluie les stalagmites de tristesse sont en pleine effusion ils crêpent la lueur des chevaux de tambour et j'attends et j'entends cette musique galopante la fièvre et la crainte et l'angoisse mauve des gens qui cyanosent de...
Personne aux abois de vivre. Le temps ne presse guère. On se laisse couler dans le suave. Des gens viendront secouer leur cerveau dans mon panier à salades. Il y aura des morts, des bestioles entamées de mémoire vive bien entendu mais qu’importe. On aime...
le sommeil est un sentier qui me guide vers l'autre l'autre est un monde cachant le sentier de mon désir fétus de silences lances musicales je ne bruisse que des cordelles du rêve et je rêve de l'autre sait-il que je le parcours du doigt du sommeil sait-il...
mettre la solitude au pacage. clôturer le morose la bête noire. pacotille d'herbes folles, hautes jusqu'aux aisselles et l'y abandonner dévorante obstinée broutant le surplus trop vif de sa chair. jusqu'au ras le bol qui changera peut-être le sens des...
occlusion intérieure les espaces sous sachets vides d'air. j'écrirai peut-être bientôt... juste un titre à titre postnocturne. c'est dans la moelle que les mots coincent. entre les omoplates un barrage noué. quand quelque chose finit on goûte en rongeant...
à l'heure dispersée , ce jour mosaïque tout en bouts de moi offerts au grignotis, mettre mon enveloppe transparente, ma couche d'air bien baiser, la perruque divine de l'apparence et ouvrir la porte. j'ai balayé la nature, le jardin et le bord de mes...
Heure du thé. Je file à l’anglaise feuille à feuille et légère amertume où cuisent mes impatiences et mes vanilles. Le travail se délaie lentement dans l’attente ronde, cousue d’aiguilles. Que de passes que d’heures pécuniaires que de trottoirs limés...
tu m'attendras .... m'attendras- tu? -peut-être -bien entendu dans un jardin d'orages et de paille je viendrai en voilette parce que ma mère l'a dit et qu'il fait désormais un temps à sortir sa mère je marcherai sur l'eau, oh oui ! elle aimait trop Jesus...
Peindre, c'est coudre ensemble le visible et l’invisible chacun comme doublure de l’autre....(...) Sans le savoir vraiment, le spectateur va voir les toiles qu'un homme-peintre (dont il ne connaît généralement ni le visage ni la vie) a peintes tout spécialement...
suis-je un poète...peut-être. mais écrivain ?? la question se pose... ou non. mon balcon est un perchoir fleuri et me pencher sur le vide n'augmente pas mon vertige d'un second étage. tant de galeries de fourmi laborieuse tandis qu'il me faudrait chanter....
est-elle de ce monde et de ce temps mon âme jumelle? je ne saurais plus qu'elle pour me lier et de la chercher alors que la Terre est vaste et l'espace indéfini...si absurde et pourtant si évident. c'est ancré en moi depuis toujours et m'inflige une telle...
grosse artillerie de semaine. je vais faucher les jours. du foin que tout ce temps qui se pavane au vent, épis fins de coquelicots. j'engage ma douille poétique dans le barillet je percute le chien qui dort j'aboie la mort des fleurs et le soleil noir....
Mammifère sordide, il manque à ton idée d’évacuer des œufs et de perdre des plumes. Tu niches à poil touffes arrachées aux barbelés, ta tête enroulée dans ton sexe, à naître et mourir sans cesse, mouillée, saignante. Sans la moindre coquille ni l’infime...
je serre la brassée vide te forme sous la langue te rumine à joues juteuses. je te cause les crocs aigus. tu as le coeur assis et mon âme sur les genoux. une berceuse distille une layette rose sur le matin, rosée distribuée tous terrains. dégustation...
je ferai de tout cela le parc d'acajous où s'apprivoisent les lagunes, l'écumoire épuisée d'orpailleries secrètes. oui, la mer est un vaste boudoir dressant sa tente entre épieux et pilotis. une chambre anodine en plein corps où rêve le substrat des femmes....
pas de griffures sur ce matin, la peau est lisse, tannée d'une belle mort. un jour en lave. nuées et grumeaux sur le potage. j'écrème je tartine et j'avale. le piano saute du noir au blanc, musique sérielle dit-on... je mâche la récurrence des choses....
terre acide où rampe ma nichée de corbeaux rien ne soulève la fleur de vivre l'éclat d'un mica est un soleil trop fort le brûlis monte des magmas intérieurs monstre broyeur j' en viens terre pelée nue saison couvercle d'aciers et de rivières mortes l'épine...
je dresse la nuit debout sur le tambour des arènes de cirque. révolution les pattes en l'air et feulement contre reins rayée zèbrée tigrée la nuit fourrure à puces et cette envie d'y tordre les mains et tout rebrousser les plâtres prennent lentement sur...
j'organise un évent de silences. mutismes et spectacle frigide. statues convoquées entre cours et jardins. corps de granit rose et les ébènes des tours de magie. un rendez-vous inerte, la peur au ventre. tétanisé l'esprit ne cesse de bâiller ses stupeurs....
la nuit gantée jusqu'au cou, je trempe dans un sommeil d'encre. les yeux serrés sur un fruit mort. les mondes se fondent . où suis-je vraiment vive. ici ailleurs? mon corps à la porte qui gémit, tenons mortaises. emboîtement du temps et des sciures. le...