poematique expiraTOIre
j'ai revêtu la robe d'écueils
la ceinture de cercueils et ses enfants serrés
chaque pas laisse des traces sur les pierres et des lunes stériles
comme les femmes tombent !
comme les femmes chutent!
lentes dans les espaces et les déserts
leur corps asséché
mortes sèves sur le sol
des femmes par milliers par troupeaux tristes
par avalanche
dans un monde de lames
de férules aiguisées au fusil
où tarissent leurs sangs
le sang neuf de vie
bâillonnée de linceul
je garde sous mes voiles ma main entre leurs poings
leur silence sacrement
et la lutte captive.