poematique expiraTOIre
traverse de l'esplanade de nuit, ses lampistes endormis sous leurs galaxies de moustiques électriques, les marbres enchantés de quelques vieux désirs sans gravure. je ne marche plus. c'est le voyage qui m'avale, s'inocule en intraveineuse, une godille de poudre parmi le surplus des pollens. les colzas toussent jusque dans mes rêves. je plaide non sans ironie la nostalgie des myosotis, en les voyant lever leurs stéthoscopes bleus dans la soucoupe de la table. ils doivent écouter le coeur crispé des abeilles. ahurie jusqu'à l'aube,avant la reprise du bitume.