poematique expiraTOIre
buildings de nuages armés de pluie
les stalagmites de tristesse sont en pleine effusion
ils crêpent la lueur des chevaux de tambour
et j'attends
et j'entends cette musique galopante
la fièvre
et la crainte
et l'angoisse mauve des gens qui cyanosent de vivre
cette évidente hauteur en osmose de ciel
la légèreté noire de soulever la poussière à bouffer de l'enfer ruine lentement les horizons que je respire
tragédie en stuc collée dans mon chapeau
les fantasmes d'orage étirent les sangles du baudrier funambule
compression des grimpées de température
ma voix comme un petit caillot
tombé tout cru du ventre de l'immense
des montagnes, des Sixtine d'effroi
de tout voir tomber en gouttes