poematique expiraTOIre
ma peur de vivre est un faucon cagoulé qui tape dans mon sein
ailes rabattues
bec à vif
pouls de mille à l'heure
cette urgence qui me pousse au plongeoir des envols
ne sens-tu combien l'air nous est compté
et qu'il importe de finir sa chasse
qu'il n'y a rien d'autre à bouffer sur le désert
que ce coeur de feu
qui fuit dans tous les sables
ne sens-tu pas que le soleil nous enfonce avec lui sous la terre
qu'il faudra tenir le ventre vide
qu'il faudra agripper sa liberté à de vieux arbres morts
et que ce sera dans lontemps le temps de tout reprendre
oeuf et poésie
vagissant dans des nids de neuves épines