poematique expiraTOIre
je ferai de tout cela le parc d'acajous où s'apprivoisent les lagunes, l'écumoire épuisée d'orpailleries secrètes. oui, la mer est un vaste boudoir dressant sa tente entre épieux et pilotis. une chambre anodine en plein corps où rêve le substrat des femmes. en suis-je encore?
je ferai de tout cela un soubresaut d'armatures, une volière de rames avec des ongles courts, l'interminable rendez-vous sur le carnet de cavales. chaque fuite entre mes doigts est un sablier qui se meurt.
je ferai de tout cela mon refuge rond charnu noir et encore savant de mille écritures toutes gravées sur moi une à une
blessure contre blessure. transfuge de sang pour me remettre à jour. j'en ferai de la voix dispensaire sur mes trous
de la greffe de peau à vifs nerfs.
tout cela
des inconsistances
des vérités qui boitent sur le parquet gris des errances
tout cela
qui ne sort plus de mon enfance à l'isoloir