poematique expiraTOIre
à l'heure dispersée , ce jour mosaïque tout en bouts de moi offerts au grignotis, mettre mon enveloppe transparente, ma couche d'air bien baiser, la perruque divine de l'apparence et ouvrir la porte. j'ai balayé la nature, le jardin et le bord de mes cils, retendu le chemin le pavé le noir bitume. leurs venirs me paraissent faciles. j'ai jeté la mer blanche sous les arbres. la page des écritures de ventre et pendu mes poèmes dans les rouges zèbres. secoué mes mots et mes silences, leur poussière est désormais terreau de vacances. je suis moi-même, décomposée de mes farces, disjointe, avec beaucoup de souffles d'air, de l'espace pour leurs corridors et leur jeu de colin-maillard. décapée de l'ombre et de la lumière, je n'ai plus de profil, mais ajustée. d'un sourire, je suis prête, on peut me traverser.
mais toi qui me lis peut-être, du loin des temps à autres, quand le jour est à la pluie, toi, tu le sais bien que c'est une épreuve en solitaire.