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poematique expiraTOIre

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apnées

La  plainte discrète d’une fleur qui s’éteint

Toute la rosée tombe en chiquenaudes tristes

L’aube ne lève plus les paralysies du rêve

On allonge ses ombres  à grands coups de godasse

J’ai dans le cœur un gros éclat de temps qui me coud une idée après l’autre

 

 

Mourir je connais ça

par la peur qui me vient quand je vous vois souffrir

cela tord les yeux

en essore la vie

on entend que palpite une affreuse rosée où l’aube des autres mondes arrache leurs suppliques

et les oiseaux 

et les oiseaux…

 

Mourir je connais ça

 de ces mises à terre électriques

 le sol n’est pas si froid quand on rejoint les pierres

 on plie les genoux on baise ses poussières

mourir décapés fous

éloignés des prières

cela s’est déjà fait  c’est presque convenu c’est presque dépassé

de se sentir nu

parmi les trépassés

 

Mourir je connais ça

quand la main se déchire

que ce sera tout seul

seul au hasard des exils

ça dessoude jusqu’au pugilat

le poing serré 

le poing serré sur soi

 ce bruit d’une main qui décrasse sa vie

de toute la boue des heures

 

 Mourir je connais ça

 je le vis accroupie

sur le noir des rhizomes agrippés sur le vide

j’accouche  de chants stériles

de chants calcaires sans plus de cathédrales

la bouche ouverte

 

et respirer encore.

 

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