poematique expiraTOIre
ligne droite le matin plein la bouche de douleurs. urgences.
la gueule sous la fraise. nerfs calcifiés raides profonds enfouis dans la pulpe du désir.
entendre la roulette la scie la polisseuse gazouiller dans la salive. fermer les yeux et poncer soi-même la suite de la journée, ce sera mieux, meilleur neuf.
remonter le boulevard avec des comprimés dans le tiroir. les mots sont drus enfles et la lèvre gondole.
plonger sur des toasts la fringale si longuement retenue
revenir
retrouver son monde, ses cahiers, le chat
peigner le jardin étêter les fanes, circuler partout et ne pas savoir par quel bout empoigner le désordre et ses malices
lire
un peu
voir
le jour passe
le temps passe
la nuit fera peut-être trente secondes ou une minute. comme une virgule dans une respiration
je lance des mots en l'air
ils montent haut
loin
je les vois retomber comme des cailloux
des pierres