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poematique expiraTOIre

sur voix dissonnantes..

lire l'article  ici  link         tiré de http://philippe.zarifian.pagesperso-orange.fr/ 

 

 

....Quatrième indice : la montée du régime sécuritaire. 

 

Il me semble inutile, factuellement, d’insister sur la considérable et rapide montée d’un régime sécuritaire pour laquelle le gouvernement américain a ouvert le chemin, armé d’un cynisme à toute épreuve. Tous les pays occidentaux s’alignent progressivement. Si l’on met ensemble, en France, toutes les lois et dispositions qui, dans le domaine de la police comme dans celui de la justice, réduisent les libertés individuelles (et les libertés collectives), on aboutit à un impressionnant recul de l’exercice légal possible de ces libertés. Les Etats-Unis y ont apporter leur touche : la sauvagerie de la torture et le mépris ostensible du respect des droits de l’homme viennent s’ajouter à la loi votée pour réduire ces droits.

 

Ce n’est pas rien : la liberté individuelle figure comme une sorte de pivot de référence central de l’apport de la civilisation occidentale. C’est un point nodal, dont d’ailleurs les Etats-Unis ont été les porteurs les plus forts. C’est dire que la désagrégation (légale et illégale) de l’exercice de cette liberté introduit, au cœur de notre civilisation, un élément essentiel de corruption (et un doute irrépressible sur l’aspect «  civilisateur «  de la civilisation occidentale).

 

Il n’est pas simple de comprendre les raisons de la montée de ce régime sécuritaire de contrôle, dont j’ai montré, dans d’autres textes, que son support technique reposait désormais sur une généralisation du fichage et du traçage, permettant un suivi du comportement et des actes de chaque individu (traitement informatique en point à point et recoupement des fichiers).

 

Une chose me semble certaine : des gouvernements qui gouvernent par la peur sont aussi des gouvernements qui ont peur. Mais peur de quoi ? Certainement pas, à titre principal, des petits groupes terroristes ou des jeunes des banlieues. Il s’agit nécessairement d’un phénomène de beaucoup plus vaste ampleur. J’avoue ne pas être en capacité de répondre clairement à cette question, mais j’avancerai deux hypothèses :

 

•       ces gouvernements savent qu’ils ne peuvent plus gouverner, avec légitimité et adhésion des citoyens, par le positif, car ils n’ont plus la possibilité de le produire. Ils ont donc peur d’une grave crise de légitimité, en même temps qu’ils utilisent la peur pour religitimer et durcir la nécessité de l’exercice de leur pouvoir. Les manifestations «  de rue «  auxquelles ils ont à faire face ne sont que l’écume de ce problème majeur.

 

•       Ces gouvernements n’ont plus prise sur des leviers essentiels, et en particulier le levier économique et financier (et donc social). Ils éprouvent une perte constante de leur pouvoir réel et ne peuvent que constater l’étroitesse de leur rayon d’action (face au rayon mondialisé des grandes firmes et des grands investisseurs sur les marchés financiers). Ils se replient sur leurs fonctions dites «  régaliennes « , sur fond d’une crise endémique des finances publiques. Et, par une étrange ironie du sort, ce sont ces gouvernements qui sont situés en première ligne dans les critiques, voire révoltes des opinions publiques, alors que les véritables fauteurs de ces situations (directions des firmes mondialisées et capital financier de placement) agissent dans l’ombre, en parfaite impunité. C’est l’amère rançon de la fiction du maintien de la démocrate politique, et donc de la responsabilité de la classe politique....

 

 

extrait / l'entier de l'article est passionnant

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