poematique expiraTOIre
J’ouvre le document 1. page blanche. je vais y pondre mes cailles, jeter la limaille de clavier, des taches, des mouches tout ce qui me tient encore et que tu ignores. Tu devrais songer à quoi en est réduite la beauté qui semblait sans fin jaillir à te voir et à quoi cela ressemble maintenant : du picotin de pigeons, le guano du ciel. plus de manne céleste. je suis atteinte de laideur, malaxée , dans le pétrin. Tu regardes ça avec un fouet pour lacérer l’ennui. Tu t’en fous. C’est le juste prix d’ailleurs cela ne valait pas grand-chose. Je m’enroule dans ces médiocres, ces mauves, ces feuilles de verdeur, je me tapisse des odeurs amères, des froissements de moelle. Des nippes, de la friperie de cortex. Tu passes, tu regardes ailleurs, tu n'y songes même pas. Et j’entends comme un sourire qui fend l’air , supersonique à bousiller mes tympans et les ventricules de l’amour