poematique expiraTOIre
les collines déboulent, les montagnes chutent sans fin. plus je creuse la rivière, plus j'amplifie l'eau.il n'y a pas de trou qui ne cherche à se remplir et tout tend à la planitude.
c'est le polissage des planètes. un dieu trempé de boue les passe sur le tour. entre ses mains il ratisse les cabosses, il lisse ses agates pour je ne sais quel jeu de billes. nos coeurs plein d'aspérités, d'écailles revêches vont bientôt recuire leurs éclats de verre. nos brisures dévisseront leur billard sur le tapis vert d'un tripot clandestin où les odieux s'amusent. pourtant, je crois parfois mais pas toujours qu'il restera dans cette boule, enfouie au centre, cette inclusion d'une cendre d'un humain qui aura tenté la verticale.
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