poematique expiraTOIre
ouvrir la main, de l'autre presser. laisser couler le ver de crème. il s'enroule dans mes propres lignes, remonté des marques de la vie comme ces ressorts de terre à la surface de mon jardin. pétrir d'abord du doigt. ne pas épouvanter l'apparence qui vient peut-être pour apprivoiser ma gueule. fond de teint. masser et ne pas penser à ces infranchissables ravines qui ouvrent ma croûte- le désert est une vaste fente, la nomenclature existentielle des trous du monde.- je ne comblerai rien. juste passer sur la poussière un fin peigne zen, le râteau Dior des gros matins balourds. paupières cernes et joues pelissées sacoches de facteur chargées de bisous. tisser le filet de protection en glycérines et huiles. faire maintenant bonne figure. et y aller...
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