poematique expiraTOIre
vous prendrez bien votre requiem dans un bol de fenouil rose? un Mozart de sucre un nuage de messe funèbre, quelque chose à tourner dans votre tasse matinale. la maison s'emplit comme une église les jours de foi. je fais tonner les choeurs luceat eis luceat eis... et bordel! quelque part l'aube l'entendra. elle l'entendra sûrement puisque ces humains qui partout lui crient le même appel! à moins d'être sourde...? c'est bien ainsi qu'elle se décidera, que je croirai avoir la force de faire tourner la Terre en appuyant sur le levier Wolfgang et ses sempiternels canons. les canons de l'aube- je sais bien qu'ouvrir les yeux, c'est répéter sa mort à plusieurs voix. il n'y a pas encore assez de tempêtes pour une entrée de Dieu. sa colère ressemble à une rage enfermée dans un acier de ciel, la colère armée Dies Dies Irae..si tu savais la mienne ! cette rage sous le feu, cette révolte brisée, brisée encore. le matin, l'impudique matin qui ne me cache jamais sa désespérance rouge.
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