poematique expiraTOIre
ai fini de sucer les pelures du jour. nos dents font toujours ces mêmes empreintes sur les veines d'un peu de lumière. jouissance douloureuse de vivre et de jeter.
le petit tas de feuilles quotidien bien râclé, à fleurs de gencives, de couronnes, je lis dans l'artichaut les lettres de novembre. un repas de chrysanthèmes et d'ardoise. un temps où je sers la mâchoire pour le reste du tendre